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Site sur les métiers du Bâtiment. Bureau d'Etudes - Conception - Réalisation - Mise en oeuvre - Normalisation - Conduite de chantier Etc.....

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Les Aides & Subventions

A compter du 1er janvier 2006, les aides de l'ADEME pour les applications individuelles (chauffe eau solaire individuel, système solaire combiné, photovoltaïque et énergie bois) ont été remplacées par un dispositif de type crédit d'impôt.

L’aide fiscale type crédit d’impôt doit inciter à investir dans le matériel de chauffage solaire. Cette aide consiste en un crédit d’impôt de 50% (contre 40% en 2005), applicable au coût d’acquisition d’un équipement solaire, hors coût de main d’œuvre. Le plafond de ce crédit d'impôt est fixé à 16.000 euros s’agissant d’un couple et à 8.000 pour une personne seule. Pour les familles de quatre personnes, s’ajoutent en plus (des 16.000 euros) 400 euros par enfants à charge. Ce crédit d’impôt s’applique autant pour le solaire thermique que photovoltaïque, l’aide de l’ADEME étant supprimée. Des aides locales sont également disponibles dans certaines régions, départements ou collectivités locales. Le montant de cette aide complémentaire peut dépasser 3.000 euros dans le cas le plus favorable.

Pour rappel, le solaire thermique dans le domaine des applications individuelles (résidences principales) concerne :


  • chauffe-eau solaire individuel (CESI), pour la production d'eau chaude domestique,
  • système solaire combiné (SSC), pour la production conjuguée d'eau sanitaire et de chauffage d'ambiance des pièces.
Applications collectives (immeubles d'habitation et bâtiments tertiaires de tous types) :
  • production collective d'eau chaude sanitaire.

La production d'électricité raccordée au réseau
Au niveau national, la multiplication des points de production à base d'énergies renouvelables pour assurer les besoins de faible ampleur permet de réduire les gaspillages, notamment les pertes au niveau des lignes électriques. Ce type de production vous permet également de devenir un producteur d'électricité non polluante.

Aide à l'investissement dans l'énergie bois
Les aides de l’ADEME dans ce domaine également n’existent plus, remplacées par une augmentation (de 40% à 50%) du crédit d’impôt pour les énergies renouvelables. (Lire à ce sujet notre dossier consacré aux crédits d’impôt.)

Cependant, dans tous les cas, si vous souhaitez réaliser une installation, nous vous recommandons de prendre contact avec l’ADEME de votre département et, surtout, avec votre Conseil général et votre Conseil Régional.

L'aide aux riverains des aéroports. Cas particulier

L'ANAH attribue des subventions aux propriétaires qui réalisent des travaux pour améliorer le confort dans des logements qu'ils occupent ou qui sont loués ou destinés à être loués à titre de résidence principale.

Le nouveau conventionnement ANAH regroupe un dispositif fiscal et l’ancien conventionnement avec l’Etat en un produit unique porté par un interlocuteur unique pour les propriétaires, l’Agence nationale de l’habitat. Celle-ci poursuit sa mission essentielle d’améliorer la qualité et le confort des logements du parc privé, en accordant des subventions aux logements qui nécessitent des travaux d’amélioration.

En pratique, la délégation locale de l’ANAH, présente dans tous les départements, apporte toutes les précisions sur les niveaux de loyer, les niveaux de ressources des locataires, et sur les travaux recevables.

Le nouveau conventionnement ANAH associé au dispositif fiscal Borloo ancien est entré en vigueur le 1er octobre 2006. Comme le prévoit la loi Engagement national pour le logement, ce nouveau conventionnement a pour objectif le développement d’une offre locative de logements privés à loyers bas. L’Agence nationale de l’habitat peut désormais conclure avec tout bailleur une convention par laquelle celui-ci s’engage à louer son logement à des locataires sous conditions de ressources à des niveaux de loyer maîtrisés. En contrepartie, le propriétaire bailleur bénéficie de la déduction fiscale spécifique Borloo ancien, qui succède au Besson ancien, avec des taux de déduction fiscale modulés en fonction de l’engagement social du propriétaire. Si le logement est décent, le propriétaire peut directement conventionner avec l’ANAH : il s’engage à louer ce logement à un niveau de loyer maîtrisé pendant six ans ; en contrepartie, il bénéficie d’une déduction fiscale sur ses revenus locatifs de 30% en cas de loyer intermédiaire et de 45% pour un loyer social. Le loyer social est pratiqué sur la base des ressources du locataire qui peut bénéficier de l’APL que le propriétaire peut percevoir directement. Ce dispositif est mis en place depuis le 1e octobre 2006 pour un nouveau bail conclu avec un nouvel occupant.

Si le logement nécessite des travaux, le propriétaire peut bénéficier en plus de la déduction fiscale spécifique, d’une subvention majorée de l’ANAH dont le taux s’échelonne de 15% à 70% des travaux subventionnables, toujours selon l’engagement social du propriétaire. Il s’engage alors dans une convention avec l’ANAH pour neuf ans. Les demandes de subvention pour travaux dans le cadre du nouveau conventionnement sont traitées de manière prioritaire.

Les subventions délivrées par l'ANAH concernent uniquement les travaux d'amélioration réalisés dans les logements situés dans des immeubles achevés depuis plus de 15 ans, appartenant soit à des propriétaires privés et mis en location à titre de résidence principale, soit à des propriétaires occupants dont les ressources ne dépassent pas un certain seuil. Le logement qui bénéficie d'une subvention doit impérativement être loué ou occupé, à titre de résidence principale pendant neuf ans minimum.

Les travaux doivent permettre :


  • d'améliorer l'habitat en matière de sécurité, de confort, de salubrité, d'équipement, d'accessibilité et d'adaptation aux personnes handicapées physiques.
  • d'économiser l'énergie et d'améliorer l'isolation acoustique.
    Ces travaux peuvent être réalisés dans les parties privatives ou communes des immeubles.


Le montant de la subvention varie en fonction des engagements souscrits par le propriétaire :


  • pour les propriétaires occupants, il est de 20% maximum du coût des travaux subventionnables, plafonnés à 13.000 euros.
  • pour les propriétaires bailleurs, le taux de subvention est de 15% maximum du montant des travaux subventionnables. Il peut être largement majoré lorsque le propriétaire s'engage à respecter un loyer maîtrisé et si le logement est situé dans une opération programmée d'amélioration de l'habitat (OPAH), ou s'il inscrit dans un programme social thématique pour le logement des personnes défavorisées (PST).


Les travaux admis sont :

  • les travaux destinés à l'amélioration de l'habitat en matière de sécurité, de salubrité ou d'équipement des immeubles,
  • les travaux d'accessibilité ou d'adaptation aux personnes âgées / à mobilité réduite / handicapées physiques,
  • les travaux favorisant le développement durable,
  • les travaux lourds recevables (la liste peut être consultée sur www.anah.fr), comme la transformation d'immeubles non destinés initialement au logement, une extension de la surface habitable ou la création de locaux annexes dans les parties communes (local vélo, chaufferie collective), dans la limite des 14m².


Pour les propriétaires bailleurs, le taux maximum de subvention est fonction du zonage et des engagements souscrits. La subvention pour les travaux classiques peut couvrir 15% à 70% des travaux en zones A (agglomération parisienne et Côte d'Azur) et B (agglomération de moins de 50.000 habitants, périphérie de l'agglomération parisienne, zones frontalières ou littorales) et 15% à 50% en zone C (reste du territoire). Pour les travaux de sortie d’insalubrité ou de péril, la subvention est majorée de 20% maximum. Pour les interventions spécifiques à caractère social, quelle que soit la zone, la subvention atteint 70% maximum d’un plafond de 8.000 euros de travaux subventionnables par logement.

Les plafonds de dépenses subventionnables se calculent de deux manières différentes pour les parties privatives et les parties communes tandis que le montant de la subvention est calculé en fonction d'un pourcentage appliqué au montant des dépenses hors taxes. Ce pourcentage varie de 20 à 80% et le montant global de la subvention est compris dans une fourchette allant de 10.000 euros à 26.000 euros.

Pour les propriétaires occupants l’aide de l’ANAH dépend de plafonds de ressources prévues par l’arrêter du 31 décembre 2001. Pour des travaux classiques et pour des propriétaires occupants standard, la subvention peut atteindre 30% du montant des travaux plafonnés à 13.000 euros. Pour des travaux classiques et pour des propriétaires occupants très sociaux, la subvention peut atteindre 35% du montant des travaux également plafonnés à 13.000 euros.

L’ANAH peut allouer une prime aux propriétaires bailleurs et aux propriétaires occupants pour la mobilisation de logements vacants si trois conditions sont remplies :


  • durée minimale de vacance de 12 mois consécutifs avant le dépôt du dossier ;
  • montant minimum de travaux subventionnables de 15.000 euros par logement ;
  • obligation de loyers maîtrisés (loyers intermédiaires ou loyers conventionnés).


La prime est de 5.000 euros maximum en zone A et B et de 2.000 euros maximum en zone C.

Dans le cadre d’une politique en faveur du développement durable, l’ANAH peut attribuer des primes aux matériels suivants dés lors qu’ils répondent à des critères de qualité :


  • mise en place fenêtres individuelles en OPAH ou en PIG intégrant une thématique thermique ou acoustique : 80 euros maximum ;
  • mise en place d'une chaudière individuelle à condensation : 900 euros maximum ;
  • mise en place d’une chaudière bois : 900 euros maximum ;
  • mise en place d'un chauffe-eau solaire individuel : 900 euros maximum ;
  • mise en place d’un système thermo-dynamique air/eau : 900 euros maximum ;
  • mise en place d’un système thermo-dynamique géothermal : 1.800 euros maximum ;
  • mise en place d'un chauffe-eau solaire combiné : 1.800 euros maximum.


Le montant de la prime est multiplié par deux lorsque l’installation est utilisée au moins par deux logements éligibles aux aides de l’ANAH.

L’ANAH peut aider les locataires et subventionner des travaux de mise aux normes de décence dans le cadre de la loi de 1967 ou bien des travaux d’adaptation handicap. Le taux maximum de la subvention est 70% d’un plafond de 8.000 euros de travaux.

Enfin, le montant de la dépense subventionnable peut être minoré de 10% quand le demandeur effectue lui-même les travaux.

Vous pouvez demander une aide pour certains travaux dits de sortie d'insalubrité. Ces travaux doivent impérativement concerner la toiture, les murs, l'isolation thermique ou les parties communes d'un logement.

Pour avoir droit à l'aide de sortie d'insalubrité, certaines conditions doivent être remplies :

  • les travaux concernent votre résidence principale et vous y habitez depuis plus de deux ans,
  • un arrêté préfectoral a déclaré votre logement, où l'immeuble dans lequel il se trouve, insalubre mais remédiable,
  • vos ressources ne dépassent pas le plafond fixé.
    La subvention peut être cumulée, sous certaines conditions, avec la prime à l'amélioration de l'habitat et la subvention au titre de la protection architecturale.
  • La subvention peut aussi être cumulée avec le prêt conventionné ouvrant droit à l'aide personnalisée au logement.

    Pour demander cette subvention, adressez-vous à la direction départementale de l'équipement (DDE).                          

    L'aide financière des caisses de retraite

    Votre caisse de retraite peut également vous venir en aide pour effectuer dans votre résidence principale des travaux d'équipement comme le chauffage ou des travaux de revêtement (sols ou murs).

    Pour avoir droit à cette aide, vous devez être soit retraité du régime général de la Sécurité sociale ou de certains autres régimes, soit disposer de ressources inférieures au plafond fixé par votre caisse de retraite.

    Pour plus de renseignements, adressez-vous à votre caisse de retraite.                                                                                

    L'aide financière pour la protection architecturale

    L'architecte des bâtiments de France peut vous accorder des fonds pour la rénovation de votre demeure si cette dernière présente un intérêt historique et architectural.

    Si vous possédez un ouvrage qui nécessite une restauration architecturale, vous pouvez demander la subvention au titre de la protection architecturale auprès de l'architecte des Bâtiments de France. Le montant de la subvention varie selon les départements.

    Pour en faire la demande, adressez-vous à la direction départementale de l'équipement (DDE).                                       

    La subvention destinée aux Monuments Historiques

    Bien que les contraintes d'obtention soient importantes et les délais assez longs, si vous possédez un bâtiment classé ou inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, vous pouvez toucher une subvention pour sa rénovation.

    Le montant de la subvention peut aller de 20 à 80% du coût des travaux dans le cas des monuments classés et jusqu'à 40% pour les immeubles inscrits à l'inventaire supplémentaire. Pour demander cette subvention, adressez-vous à votre Direction régionale des Affaires Culturelles (DRAC).                                                                      

    Les subventions destinées aux Gîtes de France et chambres d'hôtes

    Des aides des Conseils Généraux et régionaux peuvent venir en aide aux personnes louant des logements au titre des Meublés de tourisme et des Chambres d'Hôtes. Les aides sont variables d'un département et d'une région à l'autre.

    Pour pouvoir bénéficier de ces aides, le logement doit le plus souvent être loué en totalité ou en partie pendant une durée de 3 à 10 ans, en tant que gîte ou chambre d'hôte. Le montant de la subvention est variable selon les départements.

    Pour plus de renseignements, adressez-vous aux Comités Départementaux du Tourisme et aux Conseils Généraux.

    L'aide aux riverains des aéroports

    Depuis le 1er janvier 2004, l'attribution de cette aide financière est confiée aux exploitants des aérodromes (chambres de commerce et d'industrie par exemple), en remplacement de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME).

    L'aide aux riverains des aéroports est financée, depuis le 1er janvier 2005, par la taxe sur les nuisances sonores aériennes (TNSA). Peuvent bénéficier d'une aide financière pour insonoriser leur logement les riverains de l'un des aérodromes suivants : aérodrome de Mulhouse-Bâle, de Bordeaux-Mérignac, de Lyon-Saint-Exupéry, de Marseille-Provence, de Nantes-Atlantique, de Nice-Côte d'Azur, de Paris Charles-de-Gaulle, de Paris-Orly, de Strasbourg-Entzheim ou de Toulouse-Blagnac.

    Pour bénéficier de l’aide, il faut déposer un dossier auprès de l’exploitant de l’aérodrome ; suite à quoi une étude prenant notamment en compte la catégorie technique et l’ancienneté du bâtiment est réalisée. Il faut noter que l’aide s’applique peu aux bâtiments neufs, en principe bien isolés.

    Les aides d'EDF

    EDF accorde des compléments aux aides de l'ANAH et peut racheter l'énergie produite par les installations financées par l'ANAH.

    Sous certaines conditions, une aide peut être accordée en complément de la prime de l'ANAH sur l'installation d'une pompe à chaleur par système air/eau ou par système à capteurs enterrés.

    A noter que dans le domaine du solaire photovoltaïque, EDF rachète aux particuliers l’électricité produite. Un arrêté du 10 juillet 2006 fixe le prix du rachat à 30 centimes d’euros par kilowattheure majoré de 25 centimes d’euros en cas d’intégration au bâti en France métropolitaine. En Corse et dans les DOM TOM, le montant du rachat s’élève à 40 centimes d’euros par kilowattheure majoré de 15 centimes d’euros en cas d’intégration au bâti.

    Pour plus de renseignements, adressez-vous à votre agence EDF.

    Attention : le matériel installé doit être éligible aux critères du Label Promotelec. L'installation d'une pompe à chaleur peut également faire l'objet d'un crédit d'impots.


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